
L’accès équitable aux systèmes améliorés de sanitation demeure l’un des défis majeurs auxquels font face quotidiennement les communautés de pays en développement. L’évacuation de matières usées se fait à partir d’une décharge ménagère, publique ou à l’air libre. Ce dernier procédé, plus fréquent constitue une méthode insalubre d’élimination de déchets dite parfois « la décharge ordinaire ».
Si les déchets sont éliminés à partir des dépotoirs au niveau des foyers, il arrive que ces collecteurs de déchets soient débordés. Comment alors procéder à l’évacuation finale des déchets ? Faudra-t-il les déverser dans les rues ? C’est malheureusement le procédé le plus simple à appliquer. 
Partant de cette réalité, il est clair que l’inopérationalité de services de santé environnementale et l’inexistence de sites de décharge publique représentent des obstacles non négligeables à la promotion de l’assainissement.
En guise des réponses aux problèmes d’insalubrité publique, les autorités de certaines régions ont pris de mesures d’interdiction stricte d’évacuation de déchets à l’air libre et les travaux communautaires d’assainissement.
Il n’en demeure pas moins que ces mesures ont moins ou mal réussi : Les matières usées parsèment toujours les rues et les avenues dans les zones urbaines, semi urbaines et rurales.
Cela accentue non seulement des risques pour la santé mais aussi des nuisances écologiques. Souvent, ces mesures coercitives de promotion de l’assainissement ne sont pas accompagnées de mesures incitatives et des mécanismes de contrôle appropriés.
Les mesures de contrôle s’ils ont lieu, se limitent à la vérification périodique des installations WASH * (Eau, Hygiène, Assainissement) au niveau des foyers et des communautés.
Les ménages dont les installations d’hygiène sont absentes ou insalubres sont tenus à souscrire de taxes.
De cela, l’idée de l’assainissement est alors associée à l’entretien périodique de la cour de la maison et des latrines, dans le cas où elles existent, pour échapper aux taxes.
Par ailleurs, dans bien de cas, la fin des programmes d’aide s’accompagne de la dégradation des ouvrages et du recul des améliorations d’assainissement. Cette lacune est souvent imputable à une maintenance insuffisante, à une expertise locale faible, à la non cotisation des usagers, au relâchement de bonnes pratiques, de l’engagement communautaire et à l’insuffisance de suivi des indicateurs clés d’assainissement dans les communautés.
Les programmes d’assainissement moins attentifs à l’engagement communautaire n’ont pas favorisé une appropriation viable des ouvrages et des pratiques clés par les communautés.
Dans ce cas, les membres de la communauté sont recrutés pour les travaux rémunérés sans mettre un accent fort sur la conscientisation vers une autonomisation des communautés.
En revanche, partant d’une telle expérience, les programmes de sanitation qui appellent un engagement communautaire plus fort peuvent faire face aux revendications des avantages matériels de la part des usagers pour les travaux communautaires exécutés.
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