Un rapport annuel 2011 pour ce blogue

Les lutins statisticiens chez WordPress.com ont préparé un rapport annuel 2011 pour ce blogue.

Voici un extrait:

Un cable car à San Francisco contient 60 personnes. Ce blog a été visité environ 1 500 fois en 2011. Si c’était un cable car, il aurait fallu à peu près 25 voyages pour transporter autant de personnes.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

Redonner la dignité aux personnes vivant avec un handicap

De 2010 à 2011, WaterAid Burkina a conduit un projet pilot d’adaptation des ouvrages d’assainissement aux besoins des personnes vivant avec un handicap. Cette phase a permis de toucher une dizaine de personnes pour qui la vie a changé.

La Latrine à chaise mobile

« Cette latrine m’a redonné ma dignité. Je  revis »  confie avec enthousiasme Mandi  Ziniban, bénéficiaire d’une latrine à double  position dans le village de San. Son épouse quant à elle peut vaquer sereinement à ses occupations.  Cette famille a bénéficié de la phase pilote de projet d’adaptation de latrines aux besoins des personnes vivant avec un handicap conduit par l’Ong WaterAid au Burkina Faso.

WaterAid, à travers l’approche équité  et   inclusion  s’est fixée pour objectif de résoudre les problèmes de marginalisation et d’exclusion  des personnes vulnérables. L’organisation  a ainsi  démarré en 2010 un projet de recherche-action sur des options technologiques  adaptées aux besoins  des personnes vivant avec un handicap grâce à l’appui   de techniciens du  Centre africain pour l’Eau   Potable    et    l’Assainissement.  Ensemble, ils ont réalisé une étude dans le cadre du projet « Un meilleur accès à l’eau potable et l’assainissement dans la province des Balé à travers la bonne gouvernance locale » cofinancé par WaterAid et l’Union Européenne et mis en œuvre par l’ONG locale VARENA ASSO. Lire la suite »

Des partenaires engagés aux cotés d’Action contre la Faim au Burkina Faso !

Grâce au soutien des entreprises Brita, Citroën et également de l’Agence de l’Eau Rhin Meuse et de la Fondation Ensemble, Action contre la Faim a pu renforcer ses programmes au Burkina Faso.

Le Burkina Faso, situé en Afrique de l’Ouest, est l’un des pays les plus pauvres du monde. Le taux de malnutrition aigüe dépasse régulièrement le seuil d’alarme de 15 %. Action contre la Faim a ouvert sa première mission au Burkina Faso en février 2008. L’objectif premier des équipes basées dans la capitale et à Diapaga est d’améliorer la prise en charge de la malnutrition aigue afin de diminuer la morbidité et la mortalité infantiles. L’une des causes de la malnutrition est le manque d’accès à l’eau potable.
Dans la province de la Tapoa, 37% des écoles n’ont pas de point d’eau potable.

Des partenaires engagés aux cotés d’Action contre la Faim

L’objectif de ce programme est d’améliorer dans ces écoles ciblées, l’accès à l’eau potable, à l’assainissement et les pratiques d’hygiène des élèves, par la construction de points d’eau, latrines et lave-mains et la mise en place d’activités de sensibilisation et de promotion de l’hygiène.

Les activités ont démarré en janvier 2010 par un diagnostic réalisé dans l’ensemble dans écoles ne possédant pas d’ouvrages d’accès à l’eau potable et d’assainissement. Le ciblage a retenu 13 écoles prioritaires dans 8 communes situées dans la Province de La Tapoa. «Chaque soir à la descente, je prends l’eau avec un bidon au forage que je ramène   à la maison afin de continuer à boire de l’eau potable » témoigne Ouoba Mandiari,  11 ans, élève de l’école de Boupiéna, une des 13 bénéficiaires du projet.

Au total ce sont 13 écoles qui ont été équipées de pompes à motricité humaine et de latrines bénéficiant ainsi à 2’618 enfants âgés de 5 à 16 ans.

Pour deux écoles, ce projet a été également l’occasion de bénéficier de latrines EcoSan spécialement formulées pour le milieu scolaire, couplées à des jardins écoliers.

Tous les élèves ont également bénéficié d’un renforcement des connaissances et des pratiques d’hygiène grâce à la remise de kits de promotion de l’hygiène dans les écoles (seaux, gobelets, savon…), à

la formation de clubs de santé scolaire et de comités de gestion de point d’eau et à la création participative d’un guide de promotion de l’hygiène de référence pour les enseignants.

Les besoins restent encore très importants dans cette région où l’on dénombre 183 écoles (sans compter les centres d’éducation informelle. Pour y répondre, ACF souhaite mener un nouveau projet dans les écoles à partir de 2012 pour toucher trente écoles supplémentaire et “boucler la boucle” du système EcoSan en appuyant la création de cantines scolaires permettant la consommation des fruits et légumes produits dans les jardins écoliers. A suivre!”

Claire GAILLARDOU
Coordinatrice EAH/WASH Co
+226 75 86 98 01
Mission Burkina Faso
06 BP 10221 Ouagadougou

Les eaux usées des favelas : le verso de Rio

Malgré une économie florissante et une diplomatie très en vue, le Brésil a du mal à rendre accessible  l’assainissement à toutes les couches sociales y compris à Rio de Janeiro, une des plus belles villes du pays.

Nous sommes au quartier Copacabana. Un des plus beaux quartiers de Rio de Janeiro et assurément un des plus beau du monde. Ici, le football est une seconde nature. De l’aube à l’aube, jeunes et moins jeunes s’adonnent à cœur joie à ce sport à la plage. Par ci,  des statues de sable, par là,  des jeunes femmes en bikini se bronzent au soleil ou jouent au beach soccer, le football à la plage.  Fiona est venue tirer sa fille en la grondant : « Où étais-tu ? ». « Je suis venue respirer de l’air pure à la plage », lance la fillette d’environ 9 ans. « On rentre », dit la mère d’un ton autoritaire. L’enfant et la dame rejoignent l’une des collines les plus proches de la plage. C’est ici à Copacabana qu’elles vivent.

Une suite de maisons contiguës sont construites tout autour et au sommet de la colline. Des enfants, torses nus, jouent au ballon. Des motos vont et viennent se garer devant de petits bars de thé. A un pas, en allant vers la cime de la colline, les locaux d’une congrégation chrétienne. Un escalier long comme celle d’une maison à dix étages mène entre autre à cette salle. Juste derrière, les locaux de la congrégation et un peu plus haut, vit la dame et sa fille. Fiona, environ 30 ans est serveuse dans l’un des bars de thé. La plage de Copacabana est à seulement une dizaine de minutes d’ici. Sara, sa fille de 9 ans se débat comme un prisonnier évadé et rattrapé. Elle crache dans le petit ruisseau d’eau souillée que les deux rencontrent sur leur passage

Selon Fiona, c’est difficile d’être au paradis dans les favelas. La plupart des ménages qui y vivent  ont des problèmes d’eau potable et d’assainissement. « Même en étant à Rio, l’apparence trompe. Tout le monde n’a pas accès à des toilettes sanitaires. Même si les déchets solides sont plus ou moins bien gérés, ceux liquides ont besoin de plus d’attention » insiste-t’-elle. Lire la suite »

Cotonou, quand insuffisance d’hygiène rime avec pauvreté.

A Cotonou, dans les bas-fonds situés dans les quartiers populaires, les habitants sans latrines, se soulagent dans les eaux stagnantes avoisinantes.

Nous sommes à Fifadji, un quartier populaire de Cotonou, au Bénin. Il est douze heures et Sèdami, vient d’acheter quatre boules d’akassa (mets à base de farine de mais). Elle les sort d’un sachet en plastique de couleur qui ira rejoundre d’autres qu’elle avait déjà conservé. C’est dans ces sachets qu’au flanc de leur maison elle, son mari et ses six enfants défèquent avant de jeter les fèces dans la petite brousse qui orne l’eau qui les entoure.

Comme Sèdami, certains des habitants des zones aux alentours des bas-fonds défèquent en plein air. Selon elle, dans ces zones, l’eau inonde toutes les  fosses creusées empêchant ainsi d’en faire des latrines. « On a dû transformer notre latrine en construction en une poubelle » explique-t-elle. Lire la suite »

Tout un chacun de nous a une histoire à conter

Permettez-moi, avant de partager l’histoire de notre communauté, de me présenter. Je m’appelle Chedorlaomer Villa, j’ai 34 ans et je réside à Maelstrom, une petite ville de Pance à Cali, en Colombie.  Je suis plombier et, à ce titre,en charge de la maintenance de la station d’approvisionnement en eau potable (PTAP) et de la station de traitement des eaux usées (PTARD). Je dois dire que notre communauté a la chance en ce sens qu’elle dispose d’eau potable  et d’un système de traitement des eaux usées qui est certainement le plus ancien de la municipalité.

Pour revenir à notre histoire, notre district, « La Vorágine » fut fondée en 1943 par M. Nicolas Felipe Mejía. La Vorágine fait partie des 13 districts de la petite ville de Pance où le cristal et l’eau fraiche du fleuve attirent une multitude de touristes étrangers et colombiens pendant les week-ends ou les fêtes de fin d’année. Lire la suite »

Les puits artisanaux au secours des populations

Zogbadjè est une localité  de la commune d’Abomey Calavi à quelques kilomètres de Cotonou au Bénin. Ici comme dans certaines localités notamment dans les milieux ruraux, il n’y a pas d’adduction d’eau de la société nationale des eaux du Bénin. Le manque de moyens de cette société d’Etat explique ses difficultés à étendre la couverture en eau potable à tous les foyers. Les  populations se remettent alors aux puits pour leur consommation d’eau potable. Mais les changements climatiques ajoutés à la mauvaise gestion de l’habitat ont accentué les inondations.

Un puits artisanal à Zogbadjè Pacôme

La pluie vient de cesser. Salomé pousse un ouf de soulagement. Elle peut maintenant se procurer de l’eau chez les voisins de la troisième maison à gauche. Chez elle, le puits comme à chaque fois qu’il pleut, est remplie d’eau de ruissellement. Pas de différence entre l’eau boueuse qui coule encore sous ses pieds et celle du puits. Elle saisit une bassine et fonce vers la cinquième maison à quelque 200 mètres de chez elle. Lire la suite »

A Darsalam, pas de latrine, pas de parcelle

Le village de Darsalam est comme son nom l’indique un havre de paix situé dans la zone périurbaine de l’arrondissement de Sig-noghin à Ouagadougou. A l’instar d’autres villages rattachés à Ouagadougou, Darsalam a bénéficié de plusieurs projets de subvention de latrines. Malgré ces appuis, le taux de couverture en assainissement restait très bas. Le déclenchement de l’approche Assainissement Total Porté par les Communautés (ATPC) en 2010 a permis de responsabiliser la population à la prise en charge de son assainissement et d’aboutir à un taux de couverture de 130%.

« Avant, les partenaires venaient construire les latrines et repartaient aussitôt. Nous ne comprenions pas réellement l’importance de telles infrastructures pour notre vie » explique Saïdou Kouanda, conseiller municipal du village de Darsalam, témoin de plusieurs projets de subvention de latrines. Parmi ces projets, se comptaient ceux conduits par WaterAid Burkina Faso depuis 2007  jusqu’en 2010.

« Malgré notre appui, les populations ne s’engageaient pas totalement pour l’amélioration de l’assainissement. Cela se manifestait par le manque d’entretien des ouvrages, peu de ménages prenaient l’initiative de financer eux-mêmes la construction de leur latrine» déclare Clarisse Baghnyan, Chargée de projets à WaterAid au Burkina Faso.

Face à cette situation, WaterAid Burkina Faso en collaboration avec son partenaire de mise en œuvre SOS Sahel International a décidé de changer d’approche en 2010 en déclenchant dans le village l’Assainissement Total Porté par les Communautés. L’ATPC consiste à accompagner les communautés à comprendre les risques liés au manque d’assainissement et à envisager des solutions par elles-mêmes. Par ce biais, une cinquantaine de latrines est construite par les populations en une année contre 39 latrines acquises essentiellement grâce aux différentes subventions. Lire la suite »

Nord Cameroun : traiter le choléra endémique en javellisant les seaux

La javellisation des seaux est une méthode simple qui permet de réduire la propagation du choléra.

Checking wells in the village

. Cette maladie mortelle provient d’une bactérie, le Vibrio cholerae, (ou bacille virgule, découverte par Pacini en 1854 et redécouverte par Koch en 1883), qui se propage par l’eau ou les aliments souillés. Un traitement efficace de l’eau consiste à y ajouter du chlore.

En Afrique, le problème vient du fait que la plus grande partie de l’eau n’est pas traitée, cela même dans les réseaux de distribution. Par conséquent, un grand nombre d’agents pathogènes peuvent y être transportés.

En 2009, la population du Cameroun dépassait déjà 19 millions dont seulement 6 % vivent dans l’extrême-nord du pays.

C’est dans cette région, à Kolofata, qu’a été basé e programme de javellisation du seau, la ville disposant d’un centre de santé publique. Le programme couvre 20 villages du département du Mayo-Sava, qui compte une population totale d’environ 29 000 personnes. Mayo-Sava est l’un des deux départements qui ont été touchés par une épidémie de choléra. Lire la suite »

Célébration de la gestion communautaire de l’eau à Cochabamba

Nous venons de célébrer quatre années de gestion communautaire de l’approvisionnement en eau dans la zone sud de Cochabamba. C’est une célébration non pas d’une bénédiction, mais d’un travail acharné ; C’est non pas une histoire qui finit bien, mais une histoire de défis continuels.

La pénurie d’eau est un problème constant dans cette partie de Cochabamba non desservie par le réseau de la Semapa. Nous aurions sans doute pu nous arranger pour « attirer » un projet,, mais cela prendrait beaucoup de temps et nous avons aussi toujours craint de ne pas pris en considération par les autorités. Nous avons donc suivi le chemin d’autres voisins et constituer un comité de l’eau pour pallier au manque d’eau potable. Lire la suite »

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