Situation d’urgence à Madagascar

Hasina, 12 ans, étudie sous une tente qui fait office de salle de classe temporaire à Tanambe, après que son école eut été détruite par les inondations provoquées par les cyclones début 2008. « Je n’aurais jamais pensé qu’on allait pouvoir retourner à l’école si vite », dit-il

Le 18 février 2008 au matin, une crue subite s’est produite entre les villages d’Ambohimanarivo et Tanambe. La route principale était bloquée au niveau du village d’Antsamaria, non loin de Tanambe. Les deux barrages d’Anony et de Sahamaloto étaient entièrement remplis d’eau, mais les digues ne pouvaient plus contenir une telle quantité d’eau et elles ont fini par céder. Voyant que le niveau de l’eau continuait de monter au bout de trois jours, un vent de panique générale s’est propagé dans la commune de Tanambe. Les maisons en béton et en ciment s’écroulaient les unes après les autres.

Face à la gravité de la situation, les autorités locales ont immédiatement loué des pirogues pour mener des opérations de sauvetage et aider les personnes en difficulté. L’école primaire a été balayée par les flots, privant  des centaines d’enfants de leur droit à l’éducation. Continuer a lire a: http://www.unicef.org/french/har09/index_madagascar_feature.html

Quand les voies collectives aboutissent à l’action

La disponibilité de l’eau potable et de toilettes vient de s’améliorer pour les Pahariyas, un groupe vivant dans les villages reculés de l’Etat à prédominance tribale de Jharkhand, en Inde. Cela a mis en marche un processus d’engagement positif où les populations tribales peuvent réclamer ce qui leur est légitime. L’exemple ci-dessous porte sur l’eau potable et l’assainissement, mais la communauté ne se limitera pas à ces seuls services.

Plus d’information a: http://www.fr.irc.nl/page/50020

Les Journées Portes Ouvertes (JPO) du secteur de l’eau potable et de l’assainissement en RD Congo – un grand succès.

Kinshasa, Avril 17 2009 : Le Comité National d’Action de l’Eau et de l’Assainissement (CNAEA), l’institution gouvernementale en charge de la coordination sectorielle, a organisé à Kinshasa du 14 au 16 avril 2009 les premières Journées Portes Ouvertes (JPO) du secteur de l´eau potable et de l’assainissement de la République Démocratique du Congo (RDC). Plus d’infos »

Assainissement et dévelop : Améliorer la durabilité

Pierre PANDA

L’accès équitable aux systèmes améliorés de sanitation demeure l’un des défis majeurs auxquels font face quotidiennement les communautés de pays en développement. L’évacuation de matières usées se fait à partir d’une décharge ménagère, publique ou à l’air libre. Ce dernier procédé, plus fréquent constitue une méthode insalubre d’élimination de déchets dite parfois « la décharge ordinaire ».

 Si les déchets sont éliminés à partir des dépotoirs au niveau des foyers, il arrive que ces collecteurs de déchets soient débordés. Comment alors procéder à l’évacuation finale des déchets ? Faudra-t-il les déverser dans les rues ? C’est malheureusement le procédé le plus simple à appliquer. le rejet de dechets en plein air a proximité d\'une maison ecroulée dans le quartier KAKUNGWE, d\'UVIRA, SUDKIVU, RDCONGO

Partant de cette réalité, il est clair que l’inopérationalité de services de santé environnementale et l’inexistence de sites de décharge publique représentent des obstacles non négligeables à la promotion de l’assainissement.

En guise des réponses aux problèmes d’insalubrité publique, les autorités de certaines régions ont pris de mesures d’interdiction stricte d’évacuation de déchets à l’air libre et les travaux communautaires d’assainissement.

Il n’en demeure pas moins que ces mesures ont moins ou mal réussi : Les matières usées parsèment toujours les rues et les avenues dans les zones urbaines, semi urbaines et rurales.

Cela accentue non seulement des risques pour la santé mais aussi des nuisances écologiques. Souvent, ces mesures coercitives de promotion de l’assainissement ne sont pas accompagnées de mesures incitatives et des mécanismes de contrôle appropriés.

Les mesures de contrôle s’ils ont lieu, se limitent à la vérification périodique des installations WASH * (Eau, Hygiène, Assainissement) au niveau des foyers et des communautés.

Les ménages dont les installations d’hygiène sont absentes ou insalubres sont tenus à souscrire de taxes.

De cela, l’idée de l’assainissement est alors associée à l’entretien périodique de la cour de la maison et des latrines, dans le cas où elles existent, pour échapper aux taxes.

Par ailleurs, dans bien de cas, la fin des programmes d’aide s’accompagne de la dégradation des ouvrages et du recul des améliorations d’assainissement. Cette lacune est souvent imputable à une maintenance insuffisante, à une expertise locale faible, à la non cotisation des usagers, au relâchement de bonnes pratiques, de l’engagement communautaire et à l’insuffisance de suivi des indicateurs clés d’assainissement dans les communautés.

Les programmes d’assainissement moins attentifs à l’engagement communautaire n’ont pas favorisé une appropriation viable des ouvrages et des pratiques clés par les communautés.

Dans ce cas, les membres de la communauté sont recrutés pour les travaux rémunérés sans mettre un accent fort sur la conscientisation vers une autonomisation des communautés. 

En revanche, partant d’une telle expérience, les programmes de sanitation qui appellent un engagement communautaire plus fort peuvent faire face aux revendications des avantages matériels de la part des usagers pour les travaux communautaires exécutés.

* Water, sanitation, Hygiene Plus d’infos »